vivre et manger avec un SED hypermobile

Mes madeleines

mardi 2 décembre 2014

 

Bonjour,

Aujourd’hui je vous propose une recette de madeleines parfumées au chocolat et au miel. Je les adore ! Le parfum des madeleines au miel rappelle celui du pain d’épice ! D’ailleurs, très prochainement, je vous proposerai ma recette de pain d’épices pour les fêtes.  Surveillez le blog !

Voici les recettes des madeleines. Il y a quelques petites différences entre les recettes des madeleines au chocolat et celles au miel. Voilà pourquoi j’ai préféré, pour plus de clarté dans mes explications, faire deux recettes distinctes.

 

madeleines chocmiel

LES MADELEINES AU CHOCOLAT NOIR

sans gluten ni lait

Pour une douzaine de madeleines

Ingrédients :

1 œuf

20g de sucre en poudre

1 sachet de sucre vanillé

45g de mélange de farines sans gluten pour préparation de pain et pâtisserie (nous en trouvons en grande surface au rayon diététique sans gluten)

15g de fécule de maïs

60g de chocolat noir sans gluten ni lait fondu (sauf si vous supportez le lait bien entendu)

1 sachet de levure sans gluten

60g de matière grasse fondue (margarine par exemple)

Déroulement :

  • Commencez par peser tous vos ingrédients puis à les mettre dans des bols par exemple. Cette étape est un gain de temps et vous permet de garder votre cuisine plus propre !
  • Prenez un saladier ou un cul de poule et mettez l’œuf et sucre. Battez ces ingrédients  à l’aide d’un batteur électrique. L’objectif est d’obtenir une crème de couleur un peu blanchâtre. L’intérêt du batteur ou du fouet électrique ici est qu’il  fait le travail mieux que nous et surtout sans que nous nous fatiguions ! Il ne faut pas négliger cet aspect des choses !!
  • A l’aide d’une Maryse, incorporez à cette crème, le mélange de farines, la fécule de maïs, la levure puis le beurre fondu. Travaillez ce mélange vigoureusement afin d’obtenir une pâte bien lisse. Ajouter ensuite le chocolat fondu. Celles et ceux qui ont un robot pâtissier peuvent l’utiliser bien entendu !
  • Allumez votre four à 220°C (thermostat 7/8). Vous pouvez aussi allumer votre four en début de recette mais je ne le préconise pas pour une première fois car, nous ne savons jamais en combien de temps nous allons réaliser la recette et il y a donc un risque que le four soit prêt trop tôt !
  • En attendant que le four atteigne la température désirée, disposez l’équivalent d’une cuillère à soupe de pâte à madeleine dans vos alvéoles. Aplatissez la pâte présente dans chaque alvéole.
  • La cuisson doit durer entre 10 et 12 minutes. Quand la madeleine se détache toute seule du moule en silicone,  elle est quasiment cuite !

 

Bon appétit !

 

LES MADELEINES AU MIEL

sans gluten ni lait

 

Pour une douzaine de madeleines

Ingrédients :

1 œuf

45g de mélange de farines sans gluten pour préparation de pain et pâtisserie (nous en trouvons en grande surface au rayon diététique sans gluten)

15g de fécule de maïs

60g de miel liquide

1 sachet de levure sans gluten

60g de matière grasse fondue (margarine par exemple)

-> Le sucre en poudre ne fait plus parti de la recette car le miel est assez sucré pour qu’on en y ajoute d’autres !

Déroulement :

  • Commencez par peser tous vos ingrédients puis à les mettre dans des bols par exemple. Cette étape est un gain de temps et vous permet de garder votre cuisine plus propre !
  • Prenez un saladier ou un cul de poule et mettez l’œuf et le miel. Battez ces ingrédients  à l’aide d’un batteur électrique. L’intérêt du batteur ou du fouet électrique ici est qu’il  fait le travail mieux que nous et surtout sans que nous nous fatiguions ! Il ne faut pas négliger cet aspect des choses !!
  • A l’aide d’une Maryse, incorporez à cette crème, le mélange de farines, la fécule de maïs, la levure puis le beurre fondu. Travaillez ce mélange vigoureusement afin d’obtenir une pâte bien lisse. Celles et ceux qui ont un robot pâtissier peuvent l’utiliser bien entendu !
  • Faites reposer votre pâte une heure au réfrigérateur pour qu’elle s’épaississe.
  • Allumez votre four à 220°C (thermostat 7/8). En attendant que le four atteigne la température désirée, disposez l’équivalent d’une cuillère à soupe de pâte à madeleine dans vos alvéoles. Aplatissez la pâte présente dans chaque alvéole.
  • La cuisson doit durer entre 10 et 12 minutes. Quand la madeleine se détache toute seule du moule en silicone,  elle est quasiment cuite !

 

Bon appétit !

 

J’espère que vous vous régalerez autant que moi !

Je vous souhaite une très bonne journée !

A très bientôt pour d’autres recettes délicieuses et toujours faciles, adaptées au quotidien et sans gluten et sans lait de vache !

Claire


10 mars 2015

Réflexions autour de la vieillesse

mardi 10 mars 2015

Bonjour,

Le 1er mars, mon grand-père fêtait ses 91 ans ! Mais je n’ai pas pu aller lui rendre visite... Ni pour ses 90 ans d’ailleurs. Pourquoi ? Ne cherchez pas loin. La réponse se cache là, devant vos yeux. En fait, elle ne se cache même pas puisque c’est le titre de ce blog ! Eh oui, Monsieur le syndrome d’Ehlers Danlos est responsable de cette déconvenue. Une nouvelle fois. Je vous explique. Mon grand-père n’habite pas en ville. Il n’habite pas non plus en montagne. Il n’habite pas non plus en pleine campagne ... enfin si mais avec de l’eau de mer tout autour : il habite sur une île non loin de nos côtes bretonnes. Or, je ne supporte plus l’air iodée. Le sel  « brûle » mes voies respiratoires. Mon grand-père est fatigué et ne vient sur le continent (c’est comme ça que les habitants de cette île appellent la terre ferme) que pour des examens médicaux. La dernière fois que je l’ai vu, il avait 85 ans. Il est probable que je ne puisse même pas me rendre à son enterrement ! J’ai réfléchis à diverses possibilités de traverser les 15 kilomètres qui séparent l’île du continent :

-          Traverser enfermée dans une voiture dans la cale du bateau mais c’est interdit sauf pour les ambulanciers mais moi je ne vais quand même pas rendre visite à mon grand-père en ambulance !! C’est n’importe quoi ! Donc cette solution n’est pas possible.

-          Traverser dans un mini avion de 3 ou 9 places. Sur l’ile, il y a un aérodrome, donc en soi, c’est possible. Mais, (oui, il y a un « mais » sinon ce n’est pas drôle !) pour monter dans ces minis avions, il faut pouvoir grimper sur l’aile car la porte est sur l’aile... Cette seconde idée est ainsi irréalisable...

-          Mon père fait du paramoteur et peut transporter une seconde personne. Mais oups, je suis sed et toute laxe et pas très sportive ! Idée à la poubelle...

Je n’en ai pas d’autre... Il n’existe ni  pont ni tunnel entre cette île et le continent à ce jour. Avez-vous une idée, vous, lecteur, lectrice ? ... car je suis preneuse !

 

Je poursuis toujours les deux ateliers musique à l’EHPAD (maison de retraite) : un atelier avec des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer  (que je nomme « atelier fermé » puisque ces personnes sont enfermées) et un second atelier avec des personnes résidentes en maison de retraite (que je nomme « atelier ouvert » en contradiction de l’autre). Voilà désormais plus d’un an que j’interviens dans la partie ouverte et sept mois dans la partie fermée. Je me sens désormais à l’aise et en confiance.

Vendredi dernier, je me suis rendue à une cérémonie d’enterrement d’un résident de la partie ouverte. La vieillesse, mon devenir, le devenir de mes parents, celui de mon époux me posent beaucoup de questions. J’entends au téléphone mon papi vieillir, devenir moins alerte, moins drôle, moins attentif. C’est difficile, peut-être aussi parce que je suis loin ? Quand je me rends à l’EHPAD, je vois les résidents évoluer positivement ou non d’une semaine à l’autre. C’est plus souvent une évolution négative d’ailleurs. Tout le monde s’accorde à dire que le temps file à toute allure. Alors prenons-nous le temps de profiter réellement de chaque petit bonheur du quotidien ? Prenons-nous le temps de profiter pleinement des gens que nous aimons et qui nous aiment ?

A 18 ans, j’ai vu un rhumatologue qui m’a dit « Mademoiselle, vos articulations sont celles d’une dame de 80 ans. » Voilà, à 18 ans j’avais déjà 80 ans. Alors aujourd’hui que j’en ai 32, quel âge ai-je véritablement ? Jusqu’à il y a très peu de temps, je n’avais pas peur de vieillir et je ne me voyais pas devenir vieille. Pour moi, ma vie s’arrêterait forcément avant. Peut-être parce que n’ayant pas d’enfant, je ne deviendrai pas grand-mère donc je ne pouvais pas atteindre cet âge de la sagesse comme on dit.  Alors pourquoi devenir vieille si ce n’est pas pour entendre les cris joyeux de ses petits-enfants courir dans son jardin, faire de jolis dessins et de beaux bouquets de marguerites et de pissenlits? Pourquoi vieillir si c’est pour se retrouver seul ? Je ne suis pas suicidaire ou dépressive mais je me pose juste des questions sur la société actuelle. L’image que nous avons de la personne âgée est bien souvent celle du grand-père ou de la grand-mère mais jamais d’une personne âgée sans enfant et donc sans petits enfants. Qu’advient-il de cette personne –là à son enterrement ? Qui vient lui dire adieu ? Et avant ce geste ultime, qui vient lui rendre visite à la maison de retraite ? Les amis vont et viennent et une fois atteints un certain âge ils peuvent avoir décédés ou habiter une autre maison de retraite.

A 25 ans, beaucoup de personnes me demandaient quand je passais le bac. Je leur expliquais alors gentiment que j’étais en 3ème année de faculté et que, donc, j’étais titulaire du baccalauréat. J’étais toujours étonnée de voir leurs regards surpris ou incrédules, comme si je racontais une bêtise plus grosse que moi. A 32 ans, on ne croit toujours pas à mon âge. On me dit toujours plus jeune, entre 20 et grand maximum 25 ans. Alors un grand merci à Monsieur le SED qui fait ralentir l’arrivée des rides et ce, malgré les douleurs ! Mais qu’est-ce que l’âge véritable ? On me dit que mes articulations ont 80 ans, que mon visage a entre 20 et 25 ans et ma carte d’identité me dit que j’ai 32 ans. Quel âge ai-je véritablement ? Il parait que c’est l’âge du cœur qui compte ... Belle image poétique, n’est-ce pas ? Mais comment quantifier cet âge-là... Je ne me sens plus du tout une enfant, je n’ai donc pas en dessous de 13 ans. Je ne me sens pas proche de la génération des adolescents actuels. Je n’ai donc pas entre 14 et 18 ans. Ensuite, c’est plus compliqué. Je me sens un peu étudiante car j’ai toujours envie d’apprendre et d’approfondir mes acquis. Mais je me sens aussi comme un adulte qui a déjà un peu d’expérience et de passé. Par contre, je dois ajouter que je ne me sens pas souvent pas une personne âgée de 80 ans ! Ces rares cas sont par exemple quand je me coince bien le dos et que je dois faire mes transferts pliée en deux!! C’est aussi le cas quand on me demande où j’ai mal et que je dois faire la liste. Là, je pense à la chanson      d’Ouvrard: Je ne suis pas bien portant(https://www.youtube.com/watch?v=mluu9VIGifQ) et je ne peux m’empêcher de sourire en imaginant ce vieux monsieur, ancien militaire, chanter si vite ! Quelle prouesse, tout de même !! Je retourne alors à l’EHPAD, et j’entends les personnes âgées qui se plaignent de tout, tout le temps. En conclusion, j’ai actuellement plusieurs âges et je suis donc déjà un peu une personne âgée... Je ne me l’avouais pas vraiment. Je préférais l’être par l’ensemble de savoir qu’elle accumule tout au long de sa vie, par la sagesse qui la caractérise bien souvent (à tort ou à travers d’ailleurs), mais non, il faut que ce soit par ses douleurs ! Ah !! Monsieur le SED...

Vous, lecteur, lectrice, je vous laisse désormais à vos pensées et n’hésitez pas à laisser un mot si vous le souhaiter, j’y répondrai avec plaisir ! Portez-vous bien.

Claire

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23 février 2015

SED 1 - Projet 0

lundi 23 février 2015

SED 1 – Projet 0

Bonjour,

Voilà quelques temps que je n’avais donnés de signes via ce blog. Je n’ai pas été en forme ni en janvier ni en février. Mi-janvier, j’ai eu une sorte d’échographie de l’intérieur des voies biliaires réalisée sous anesthésie générale. Ayant des douleurs de névralgie faciale +++, cet examen n’a fait qu’aggraver la situation de ce côté-là. Puis, pour faire « comme tout le monde », j’ai eu la gastro-entérite et la grippe en même temps ! J’en sors bien fatiguée... A peine remise, Dame Sciatique  toque à mon dos et à ma jambe gauche : « Coucou Claire ! Je viens te revoir comme l’hiver dernier ! Il fait froid dehors et il pleut. Il fait bien meilleur chez toi !! Et puis tu as un joli p’tit intérieur : Qui a fait cette décoration toute en élastique ? ». Bref, sans me demander mon avis, Mme Sciatique avait déjà déposé ses valises... Un soir, pour tenter de soulager ma cheville gauche des douleurs de Mme Sciatique, je la tordais dans tous les sens... mais...trop tard... j’avais luxé ma cheville ! La douleur était déjà remontée au genou. La température de mon membre inférieur gauche était proche de celle d’un freezeur. J’ai donc appelé le M. Résine (docteur urgentiste traumatologue) qui m’a reçue très vite et m’a posé un cruropédieux (une résine des orteils à la cuisse) tout bleu comme mes yeux ! La douleur se calme enfin au niveau de ma jambe, ouf ! Seul ce moyen soulage les douleurs de Mme Sciatique dans ma jambe... Et nous voilà à aujourd’hui : une jambe bleue, une jambe blanche et le dos habité par dame Sciatique !

En septembre dernier, un grand projet m’habitait : celui de jouer du violon ! J’ai donc été chez un luthier et j’ai loué un violon. J’ai aussi acheté une méthode qui contient deux CD car prendre des cours en écoles ou avec un prof particulier, ce n’est pas possible. J’ai déjà tenté pour le chant dans une école de musique mais mon état de santé varie tellement que je n’ai pas été à la plupart des cours ! Et rien ne m’a été remboursé... J’ai pris des cours de chant avec un professeur particulier à mon domicile mais je la connaissais bien et je pouvais me permettre d’annuler de temps en temps ou de reporter le cours. Là, avec le violon, je voulais, dans un premier temps, savoir si mon corps allait supporter la tenue qu’impose le jeu du violon. J’ai pu jouer quelques semaines, un mois et demi peut-être. Puis mon épaule droite, celle qui tient l’archet, n’a plus rien voulu savoir. Elle ne tenait plus en place. J’ai testé différentes attelles mais aucune ne correspondait à mes besoins. J’ai donc pris un rendez-vous avec une orthésiste qui a déjà vu une autre personne atteinte d’un SED. Nous avons finalement opté pour une attelle en néoprène déjà existante en lui ajoutant une coque en plastique moulée sur mon épaule. L’idée était très bonne. Mais le plastique m’a brûlé la peau et le néoprène m’a gênée toute la journée... Le gilet de contention me direz-vous ? Je ne le supporte pas non plus.

Alors voilà, je dois me rendre à l’évidence : Le Syndrome D’Ehlers  Danlos a gagné cette fois et moi j’ai perdu. Je suis triste, en colère, déçue.

Je suis triste car apprendre un jouer d’un autre instrument que la voix me tenait à cœur et je me rends bien compte que ça ne va pas être possible à court et moyen terme.  

Je suis en colère contre moi car je n’aime pas perdre face au SED. Je comprends quand j’ai des crises après avoir profité d’une journée en famille, ou bien après avoir fait du rangement, ou de la peinture, du bricolage... Tout ça je le conçois : avoir mal à la suite d’un effort à durée moyenne ou longue, c’est « normal ». Mais avoir mal à peine avoir commencé à jouer du violon, j’ai du mal à accepter. J’ai aussi du mal à comprendre pourquoi les laboratoires travaillent si peu sur l’articulation de l’épaule. Suffit-il que le remboursement soit nul ou quasi nul pour que les laboratoires partent en courant ? Eh oui, sachez que trouver une attelle « active » de l’épaule avec une prise en charge digne de ce nom c’est comme trouver  un patient SED sans douleurs !

Enfin, je suis déçue face à mes espoirs de violoniste amateur, très amateur... Cet instrument me plaisait vraiment beaucoup et je prenais plaisir à le jouer. Quand un projet s’efface, il y a toujours une déception, non ? Je ne m’imaginais pas jouer dans un orchestre, oh la la ! Non ! Mais jouer seule des petits morceaux et peut-être chanter par-dessus, oui, pourquoi pas ? Désormais, ce projet doit être enfouit.

Lors du deuil d’un projet, car il s’agit véritablement d’un deuil (même s’il ne s’agit pas d’un être vivant et évidemment que ce deuil n’est pas comparable à celui d’un être cher), le moral est fragile et la préparation de d’autres projets est difficile mais pas impossible. La présence de l’entourage et des amis est importante. A ce jour, je n’ai pas un « nouveau projet » à vous annoncer. La décision d’arrêter le violon date seulement d’hier. Un nouveau projet doit prendre le temps de bien mûrir pour ensuite se construire solidement et sérieusement afin de lui donner le plus de chance possible d’aboutir !

Je vous souhaite d’avoir de beaux projets ! Portez-vous bien ;

Claire

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26 novembre 2014

La Bûche aux fruits rouges sans gluten ni lait de vache

Le mercredi 26 novembre 2014

Bonjour,

Comme promis lors du dernier article, je vous propose ce jour une première recette réalisable tout aussi bien lors des fêtes de fin d’années, on la nommera alors bûche aux fruits rouges, qu’aux beaux jours et elle se nommera alors gâteau roulé aux fruits rouges. Pratique, non ?  Ce gâteau est très léger mais un peu acide donc attention de ne pas en prendre trop pour celles et ceux qui ont un estomac fragile ! Allez, je vous livre enfin la recette…

GATEAU ROULE OU BUCHE AUX FRUITS ROUGES

Sans gluten ni lait

bûche fruits rouges double

Ingrédients :

Pour la génoise (recette inspirée de celle du chef Cédric Béchade)

75g de poudre d’amandes

75g de sucre glace

1 jaune d’œuf

1 gros œuf entier ou 2 petits œufs

4 blancs d’œufs

20g de sucre en poudre (j’utilise du sucre roux car le parfum est plus intense)

40g de fécule de maïs

 

Pour la mousse

 3 blancs d’œufs

250g de fruits rouges congelés (C’est très économique financièrement et on en trouve toute l’année !! Attention de les faire décongeler à l’avance sans les faire passer au micro-onde ni dans un bol d’eau chaude !)

50g de sucre cassonade

 

Décor 

250g  de fruits rouges congelés

Quelques morceaux de sucres dorés

 

    LA MOUSSE

  1. Mixer les fruits et la cassonnade.
  2. Battre les blancs en neige bien fermes.
  3. Puis y ajouter au fur et à mesure le coulis de fruits.
  4. Réserver au réfrigérateur.

 

LE GATEAU

Le four doit être préchauffé à 200°C mais pour ne pas perdre de l’électricité pour rien et comme vous ne connaissez peut-être pas encore la recette, la pâte peut très bien attendre que le four chauffe.

  1. Dans un grand plat, ou un cul de poule si vous avez, mélangez avec une Maryse les 75g de poudre d’amande, les 75g de sucre glace, le jaune d’œuf et l’œuf entier jusqu’à ce que le tout soit bien homogène.
  2. Dans un autre plat, battez les 4 blancs d’œufs en neige en y ajoutant au fur et à mesure les 20g de sucre en poudre.
  3. Ajoutez les en neige bien fermes au premier mélange en s’aidant d’une Maryse souple.
  4. Ajoutez la fécule de maïs petit à petit en la tamisant et en mélangeant le tout.
  5. Coupez une feuille de papier cuisson un peu plus grande que votre plaque de cuisson.
  6. Etalez la pâte dessus de manière bien lisse.
  7. L’enfournez dans un four préchauffé à 200°C pour une durée de 8 minutes seulement !
  8. Une fois les 8 minutes écoulées, sortir la plaque de cuisson du four, humidifiez un torchon et soulevez un bord court (largeur) de votre papier cuisson. Enroulez votre pâte avec le papier cuisson comme si vous vouliez déjà faire votre gâteau roulé. Laissez agir une ou deux minutes. Puis déroulez tout doucement en essayant de séparer le papier cuisson de votre pâte. Normalement, ça fonctionne très bien ! Et voilà votre base toute prête ! Formidable, non ? La partie la plus difficile est enfin passée ! Ouf !
  9. Tartinez votre génoise de mousse aux fruits rouges et enroulez-la. Réservez-la au réfrigérateur quelques heures ou la nuit.

 

Ensuite, quelques heures plus tard ou le lendemain, à l’aide d’un couteau à la lame bien tranchante, vous coupez les extrémités afin d’obtenir des bords nets.

Vous mixez les 250g de fruits rouges restant sauf les plus jolis que vous gardez pour la décoration. Si vous le souhaitez, vous pouvez ajouter à ce sirop du sucre en poudre. Recouvrez ensuite la bûche de ce sirop. Posez les quelques fruits. Le restant de mousse aux fruits rouges peut être mis dans des verrines. Vous pouvez poser des gouttes de sirop de fruits rouges soit dans le fond des verrines soit sur le dessus !

-> Astuce : Pour qu’une bûche soit délicieuse, il faut l’avoir réalisée en moyenne 3 jours avant. C’est un chef pâtissier qui m’avait confié ceci…

Je vous transmettrai d’autres recettes de fêtes sans gluten ni lait de vache très prochainement.

 

Très bon appétit et à bientôt !

bûche fruits rouges 3

 

Claire

25 novembre 2014

Les mini-cakes-amandes: une croûte croquante et une pâte moelleuse!

Le mardi 25 novembre 2014

Bonjour,

De modifications en modifications, de réflexion en réflexion, voici une recette toute fraichement créée rien que vos papilles : vous allez pouvoir vous régaler ! Je vous livre les mini-cakes-amande.

La base de la recette est celle des madeleines :

-          3 Œufs

-          80g de sucre

-          1 sachet de sucre vanillé

-          180g de farine de blé blanc

-          1 sachet de levure

-          180 de beurre fondu

Nous avons là la recette pour les tolérants au gluten. Il m’a donc fallu transformer quelques ingrédients pour que nous puissions nous aussi déguster le résultat de cette recette.  Lors de mon premier essai, j’avais transféré la totalité de la farine, soit les 180g, en fécule de maïs. Une fois cuits, les mini-cakes étaient assez durs… Le résultat n’était pas fameux !

Ne souhaitant pas rester sur un échec, j’ai réfléchi de nouveau et j’ai décidé de diviser les 180g de farine de blé blanc en trois parts égales : 60g de mélange de farines sans gluten pour pain et pâtisserie, 60g de fécule de maïs et 60g de poudre d’amande. Le gâteau est moelleux et très léger. Le dessus est croustillant ! Bref, il est très agréable en bouche comme disent les grands chefs !  

RECETTE DES MINI-CAKES-AMANDE

SANS GLUTEN NI LAIT DE VACHE

 

les mini-cakes-amandes

 

Pour environ 13 mini-cakes

Ingrédients :

-          3 œufs

-          80g de sucre en poudre

-          60g de fécule de maïs

-          60g de mélange de farines sans gluten pour pain et pâtisserie

-          60g de poudre d’amande

-          1 sachet de sucre vanillé

-          1 sachet de levure sans gluten

-          180g de matière grasse (margarine ou huile)

-          Chocolat noir en morceaux sans lait  si vous le souhaitez

Déroulement:

Prenez 4 récipients et pesez chaque ingrédient avant de commencer votre recette. Sortez aussi 2 grands plats : un pour y faire votre principale préparation (sauf si vous avez un robot pâtissier) et un second pour y battre vos blancs en neige).

- Le sachet de sucre vanillé est à mettre dans le même récipient que les 80g de sucre en poudre.

- Le sachet de levure est à mettre dans le même récipient que celui du mélange de farine sans gluten pour pain et pâtisserie.

  1. Clarifiez (séparez le jaune du blanc) vos 3 œufs. Réservez vos 3 blancs d’œufs au réfrigérateur.
  2. Ajoutez aux 3 jaunes d’œufs, les 80g de sucre et le sucre vanillé. Utilisez le batteur électrique pour obtenir une crème blanchâtre.
  3. A l’aide d’une cuillère en bois (si vous faites votre gâteau à l’aide d’un robot pâtissier, vous pouvez continuer d’utiliser votre robot), incorporez les 60g de poudre d’amande, les 60g de fécule de maïs et les 60g de mélange de farines sans gluten pour pain et pâtisserie avec la levure. Enfin, ajoutez-y la matière grasse (fondue s’il s’agit de margarine ou de beurre). Travaillez le mélange pour obtenir une pâte très lisse.
  4. Battez vos blancs en neige bien fermes et incorporez-les au mélange à l'aide d'une Maryse.
  5. Si vous souhaitez faire des mini-cakes-amande nature : pas de souci, vous remplissez alors vos moules en silicone et vous les enfournez à four chaud (200°C) pour environ 15 minutes
  6. Si vous souhaitez y ajoutez du chocolat, vous pouvez casser des carrés de chocolat noir sans lait et sans gluten et les poser soit au milieu de la pâte (vous versez une première couche, vous mettez le chocolat et vous versez la seconde couche), soit dans la totalité de la pâte et vous remplissez ensuite vos moules.
  7. -> Je n’ai pas encore testé mais il me semble tout à fait possible de réaliser cette recette en parfumant ces gâteaux au miel ou en y ajoutant des fruits. Par contre, si vous choisissez l’option « fruit », faites attention à ce que les fruits ne contiennent pas trop d’eau et rallongez votre temps de cuisson !

Petite astuce: Si un de vos moules reste vide: mettez un peu d'eau dedans, ça protègera votre silicone.

Je vous souhaite un très bon appétit et c’est avec un grand plaisir que je lirai vos essais de recettes !

A bientôt,

Claire


21 novembre 2014

Recette de la mousse aux marrons sans lait

Le 21 novembre 2014

Bonjour,

Ah, ce lait de vache, ce gluten…. Avant de ne plus pouvoir les tolérer, j’étais bien loin de me douter qu’ils se cachaient dans autant de préparations ! Tenez par exemple : comment faites-vous une mousse vous-même ? Moi, je fais des blancs en neige et j’ajoute le parfum : chocolat, fruits rouges… En résumant c’est ça. Mais je n’ajoute pas de lait de vache ni de brebis, ni de chèvre ni d’amande… Bref, pas de lait du tout ni de simili lait ! L’autre jour, j’ai eu une envie de mousse de marrons, enfin de châtaignes. Vous connaissez la publicité dans laquelle l’enfant fait semblant d’appeler la police pour porter plainte contre son poisson Maurice qu'il accuse d'avoir mangé la mousse au chocolat car il est surpris par l’arrivée de sa mère ? Moi, je suis une grande fan de leur mousse aux marrons ! Une vraie fan ! J’étais en manque. Je me rends donc dans mon magasin, une grande surface. La marque en question était manquante ce jour-là. Mais il y avait la marque distributrice et oh ! Surprise ! Il y avait du lait de vache dans leur mousse !! Mais à quoi sert-il ce lait de vache ?

N’étant pas du genre à rester sur un échec, j’ai acheté de la crème de marrons. J’ai donc créé une recette de mousse de marrons (je dis marrons car sur la boite de la crème que j’ai utilisée, il était écrit « crème de marrons »). Depuis je l’ai un peu améliorée et j’en suis très satisfaite ! Le seul petit hic reste le dosage en sucre que je trouve un peu élevé à mon goût. Voilà pourquoi je travaille actuellement sur la fabrication d’une mousse à base de châtaignes entières. C’est plus compliqué car il reste des morceaux, il faut les faire tremper assez longtemps  et trouver le temps juste… En attendant de trouver la bonne recette à base de châtaignes fraiches, je vais vous confier la recette facile et rapide à base de crème achetée en grande surface.

MOUSSE AUX MARRONS SANS LAIT NI GLUTEN

Pour 4 ramequins

Ingrédients :

1 jaune d’œuf

3 blancs d’œufs

160g de crème de marrons

½ feuille de gélatine -> si vous souhaitez avoir une mousse bien aérée

1 feuille de gélatine -> si vous souhaitez avoir une mousse plus compacte, qui se tient bien.

-> ->PS: Cette mousse peut très bien tenir sans la feuille de gélatine pour celles et ceux qui ne veulent pas de porc! Elle sera juste moins ferme mais pas moins délicieuse!

1 bol d’eau froide

Déroulement :

  1. Mettre les 160g de crème de marrons dans une grande casserole.
  2. Y ajouter le jaune d’œuf.
  3. Mettre la ½ ou la feuille de gélatine à tremper dans le bol d’eau froide durant 5 minutes puis l’égoutter dans une passoire.
  4. Préparer les blancs d’œufs dans un plat assez grand pour pouvoir les battre en neige plus tard.
  5. Mélanger le jaune d’œuf et la crème de marrons à l’aide d’une Maryse jusqu’à obtenir une pâte homogène.
  6. Mettre la casserole sur feu très doux et continuer à mélanger jusqu’à ce que le mélange soit davantage liquide. Il ne doit ni bouillir ni accrocher à la casserole.
  7. Réserver la casserole.
  8. Battre les blancs en neige bien fermes  sans sel ni sucre.
  9. Ajouter au mélange crème de marrons + jaune d’œuf la ½ ou la feuille de gélatine et mélanger de nouveau jusqu’à ce que la gélatine ait été bien absorbée.
  10. Ajouter les blancs en neige progressivement à l’aide d’une Maryse.
  11. Remettre sur le feu doux 2 minutes environ et verser dans les ramequins. Mettre au frais au moins 2 heures avant de servir.

 

Bon appétit !

 

Je vais très vite vous mettre des recettes pour les fêtes ! Surveillez le site si vous êtes intéressé !

Bonne journée et à bientôt,

Claire

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11 octobre 2014

Musique en EHPAD, Partie 2, réflexions sur la maladie d'Alzheimer

samedi 11 octobre 2014

Bonjour,

La pluie et le vent font leur retour dans ma contrée. Les températures baissent. Le moral des résidents baissent aussi. Leur état de santé s’aggrave.

Un couple vit dans cette résidence mais la maladie les sépare. Le monsieur est atteint de la maladie d’Alzheimer et vit dans l’unité fermée. La dame vit dans la partie « ouverte ». Ce n’est pas l’institution qui a imposé leur séparation mais l’épouse. Elle a besoin de repos. La maladie fait que l’époux a besoin d’une attention presque constante. Il faut être à ses côtés pour l’aider dans la réalisation des gestes du quotidien, lui répéter les choses jour après jour. La dame est venue presque dès le début de mon atelier en janvier dernier. Le monsieur a dû nous rejoindre au printemps et uniquement de temps en temps au début. Depuis mi-août, à la création de l’atelier « Alzheimer », il n’a pas manqué une séance ! Il n’oublie jamais de me souligner « Moi, j’ai joué du violon. De 8 ans à 20 ans. J’ai fait de la scène aussi. C’est dur le violon. Je ne conseille pas à un jeune de commencer le violon. » Hier, il ne l’a pas dit. Hier, il n’a presque pas chanté : ni sur Mexico (Luis Mariano, ni sur les berceuses qu’il aime tant. Par contre, il a appelé « Maman !, Maman ! ». Son épouse n’était pas là. Je suis intervenue en lui caressant la main, en lui parlant de la musique et le tout avec un grand sourire. Il revenait doucement vers notre réalité avant un nouveau départ vers sa réalité propre. Avant mon départ de l’EHPAD, l’épouse m’a fait part une nouvelle fois de sa fatigue, de son épuisement face à la maladie de son mari. Elle avait les larmes aux yeux et s’excusait de ressentir ça face à moi « qui est dans une situation pire ». Bien entendu, je lui ai pris la main et lui ai dit que nos deux cas sont bien différents et qu’aucune comparaison n’est possible. Je lui ai fait part de tout mon soutien et j’ai quitté l’établissement puisque les deux ateliers étaient finis.

Depuis, beaucoup d’idées se mélangent dans ma tête. Je vais tenter de vous les exposer le plus clairement possible.

Tout d’abord, il a été question de deux « réalités » : celle de l’époux qui vit avec sa maman et la nôtre où sa maman est décédée. Je suis d’accord sur le fait que sa mère soit aujourd’hui décédée et ne peut donc venir lui rendre visite en chair et en os à l’EHPAD. Mais quittons cet exemple précis où ce monsieur appelle sa mère pour extrapoler sur l’ensemble des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. De notre point de vue de « non atteint de la maladie d’Alzheimer », nous pouvons nous dire que la personne atteinte peut être malheureuse à première vue. Mais si nous concevons l’hypothèse que ces personnes ont leur propre monde, leur propre réalité, alors elles ne sont pas forcément malheureuses. Le plus difficile doit alors être lorsqu’elles rejoignent notre réalité que ce soit pour quelques secondes ou pour un temps plus long. Elles se rendent alors compte de leur pathologie.

Ensuite, je me pose la question de l’accompagnement des proches, très proches. Son épouse se sent très démunie. Je la vois de moins en moins bien psychologiquement au fil des semaines. Quelle est alors la place et le rôle d’une animatrice comme moi ? Je n’interviens qu’une fois par semaine et, étant donné ma santé, il m’est difficile d’intervenir davantage.

Puis, quand je vois ce couple, j’ai peur de voir mon époux et moi – pas forcément mon époux atteint de la maladie d’Alzheimer, ça peut être moi ! -. J’ai déjà de grandes difficultés à m’imaginer à plus de cinquante ans alors à quatre-vingt ans… Bref, comment serons face à cette maladie ? Et dans un temps plus proche, si l’un de nos parents en est atteint, comment réagirons nous ? Comment réagira l’autre parent ?

Enfin, je termine sur cette incessante comparaison que j’entends si souvent : « Je ne peux  pas me plaindre, ce que vous vivez est tellement plus difficile que moi ». Chaque cas est différent. Nous avons tous notre propre échelle de douleurs, nous avons tous une histoire sociale et psychologique, différente. Aussi, il n’est pas possible de comparer deux situations différentes chez deux personnes différentes. Je comprends bien ce que la personne a voulu exprimer mais j’ouvre juste aux lecteurs cette nouvelle fenêtre de réflexion, de présentation des choses de la vie des uns et des autres !

Je vous souhaite un très bon dimanche à vous !

Claire

08 octobre 2014

Musique en EHPAD, partie 1

Mercredi 8 Octobre 2014

Bonjour,

Je commence ici un petit feuilleton de mes aventures en tant qu’animatrice bénévole au sein d’un EHPAD (maison de retraite) qui comprend une unité Alzheimer/Parkinson. Animatrice en quoi me direz-vous ? Animatrice en musique pardi !

En décembre dernier, avec ma chorale, nous y  sommes allés faire un concert pour Noël. J’ai discuté avec la gouvernante des lieux (oui, oui, c’est bien comme ça que l’on nomme la personne et je ne suis pas dans le film Mary Poppins ! Cette personne m’a expliqué qu’il existait peu d’ateliers pour les résidents et pas d’étalier musique. Je pensais depuis un moment proposer des ateliers musique en maison de retraite ou en prison ou… Mais je n’avais jamais franchi le pas. L’occasion s’offrait devant moi, la porte était grande ouverte. Je n’avais plus qu’à dire oui.  C’est ce que j’ai d’ailleurs fait en me donnant un petit délai pour préparer mon intervention et me reposer avant.

Je suis revenue début janvier.  Il était question d’un atelier chorale. J’avais donc préparé une petite partition autour d’une berceuse pour leurs petits-enfants. Nous choisirions ensemble par la suite une partition selon leur niveau et leur capacité…. Et surtout leur souhait ! Choux blanc total !! L’atelier choral s’est très vite transformé en un atelier diffusion de CD avec « je chante dessus  comme je peux ». J’ai donc dactylographié des paroles de dizaines de chansons que j’ai classées dans de gros classeurs. Me voilà partie à chanter du Trenet, du Piaf, du Bourvil, du Lama, du Ray Ventura et ses collégiens, du Frehel, du Lina Margy, du Lenorman, des Compagnons de la chanson … et bien sûr à chaque atelier il ne faut pas oublier les deux titres phares : Mexico et Rossignol de Luis Mariano ! Saviez-vous que le chant Rossignol est en fait un conte où la princesse embrasse un rossignol qui se transforme en un prince galant ? Les contes, adultes ou enfants, plaisent toujours et font rêver ! J’aime chanter ces deux chants car, enfin( !), je peux aller vers les aigües !

Après quelques ateliers, un papi tout petit plier en deux sur fauteuil, avec sa gapette sur la tête, est venu me voir alors que j’installais mes affaires. J’étais seule. Il s’est mis à entonner Mexico avec un grand sourire. Le CD ne tournait pas. Il chantait très bien ! J’étais très heureuse ! Quand les chants travaillés ne l’intéressaient pas, il se repliait complètement sur lui et à l’inverse, quand les chants lui plaisaient, il se dépliait et ouvrait ses yeux et je pouvais entendre sa voix. Au printemps dernier, il est décédé. Je l’ai vu heureux avec la musique. J’ai cette victoire.

Un autre monsieur venait aux ateliers mais ne chantait pas et ne parlait pas. Je ne comprenais pas pourquoi. Une fois, je le croise dans l’ascenseur et là il me fait un grand sourire et il me dit qu’il va chanter car il a retrouvé ses dents !! L’aide-soignante m’explique qu’il était en attente de la livraison de son dentier ! Lui aussi est décédé peu de temps après.

Une mamie au caractère bien trempée vient à mon atelier depuis le début. Elle parle bien et chante bien. Elle dit ce qu’elle pense. Elle chante à sa vitesse à elle. Elle se dispute souvent avec une autre dame qui vient à l’atelier… pas évident de gérer ça… Comme le petit à la gapette, elle est venue une fois en avance et a chanté Rossignol toute seule sans le CD   pour me montrer qu’elle le savait par cœur ! Elle est encore vivante mais elle se fatigue et chante moins…

Une mamie vient souvent avec sa fille. Quand je fais un grand sourire à la mamie, elle me répond par un grand sourire. Quelle victoire ! De même avec un monsieur et une autre dame atteints de la maladie d’Alzheimer.

En août, je suis partie une semaine à mon stage de chant à La Baule. Je vais toute les semaines à l’EHPAD, une heure le mardi.  Une fois revenue sur Nantes, le lundi midi, je ne savais plus ce que j’avais dit à l’EHPAD : devais-je faire mon atelier le lendemain ou non ? J’y suis allée et si j’avais finalement annulé, je rentrerai. Voilà ce que je m’étais dit. A l’EHPAD, le petit groupe d’habitués était partis en promenade, il faisait beau. Une aide-soignante m’appelle et me dit « Mais comme tu es là, ce serait dommage que tu te sois déplacée pour rien. Si tu veux, tu peux faire un atelier pour les résidents de l’Embellie ? ». Heu… Oui, pourquoi pas. Je ne savais pas dans quel bateau j’embarquais !

Pendant l’atelier, certains dormaient, d’autres bavaient, une tremblait et deux répétaient « Alors, je ne sais pas pourquoi, mais, toujours à la même époque, il y a un truc à la gorge qui me gratte. Ça me gêne, je ne peux pas chanter. Il va falloir que j’appelle le médecin. » La première fois que l’une des deux dames m’a dit  ça, je me suis posée des questions, quels exercices vocaux pouvait faire cette dame pour aller mieux par exemple. Ah oui ! Car l’une d’entre elle me répète ça depuis début janvier à chaque atelier auquel elle participe !! Elle me dit aussi qu’elle doit sortir de la pièce car sa famille l’attend chez elle pour manger car elle n’a pas mangé et ça ne se fait pas de faire attendre ses invités.  Notez que l’atelier a lieu de 15:00 à 16:00. J’ai donc chanté seule pendant presque 1 heure.

L’aide-soignante revient et accompagne les résidents dans le salon de l’unité fermée. Une unité Alzheimer est un lieu fermé à clefs ou avec des codes pour la sécurité des résidents. Puis elle revient vers moi et me demande « Comment ça s’est passé ? » « C’était duuur ! ». Elle m’explique que l’atelier leur a forcément fait du bien même si ça ne se voit pas (ah ?), que leur mémoire est revenue presque en enfance (d’accord, j’enregistre, je note), et que des 30 / 40 dernières années ils n’ont souvent plus beaucoup de souvenirs. Je rentre chez moi avec cet échec en tête. Comme je n’aime pas rester sur un échec, je réfléchis longuement à tout ce qu’elle m’a dit. Quelques jours après, j’appelle la gouvernante et je lui propose d’essayer de mettre en place un second atelier. Ce second atelier serait spécifique aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson. La gouvernante accepte l’essai, ouf !

La semaine suivante, j’arrive avec deux jeux de nos enfances : « Je te tiens la barbichette » et « Ainsi font font font les petites marionnettes ». A chaque jeu, je passe moi-même avec chacun des résidents qui souhaitent jouer. Le jeu qui fonctionne le mieux est celui de la barbichette. Le toucher, le chant, le sourire, le rire, le jeu sont cinq éléments gagnants réunis  qui plaisent énormément et auxquels ces personnes n’ont pas forcément accès quotidiennement. Je leur ai proposé des comptines : A la claire fontaine, Frère Jacques ou encore Mon moulin va trop vite. Ces petits chants font appel à leur mémoire d’enfants. J’ai vu des yeux s’ouvrir, des bouches chantonner, des pieds battre le rythme ! Je leur ai fait écouter de la musique classique avec des paroles : alors là, succès absolu !! Alors que dans l’autre atelier, la musique classique ne les intéresse pas car ils ne peuvent pas chanter. Cet atelier se divise en petites parties d’une dizaines de minutes pour garder leur attention, tout comme avec les jeunes enfants.

Le premier atelier a eu du succès. J’ai donc eu l’autorisation de poursuivre les deux ateliers !

Tout ça me demande beaucoup d’énergie avec ma pathologie mais ça me pousse à aller toujours plus loin, et c’est important ! J’apprends beaucoup de cette expérience. J’adore intervenir dans cette maison de retraite.

Je vous conterai la suite de mes aventures un autre jour ! Si vous avez des questions, laissez-moi un commentaire et je vous répondrai sans souci !

Musicalement vôtre,

Claire

 

 

22 septembre 2014

Le mariage de Miss Banane

lundi 22 septembre 2014

Le mariage de Miss Banane

 

Miss Banane

 

Je poursuis mon alimentation à base de bananes.

Miss Banane s’était donc vêtue en habit de mousse et de crème pour plaire. Et enfin, elle a trouvé l’amour de sa vie !

Aussi, j’ai l’honneur de vous annoncer aujourd’hui les noces de Miss Banane et de Mister Chocolat. Elles auront lieu dans votre four d’ici peu. De grandes célébrités sont invitées dont  Miss Amande et les quatre frères chauves les plus célèbres de la planète : les frères œufs !

Voici le programme du jour de leur mariage :

Le gâteau délice de bananes aux pépites de chocolat

Liste des invités :

 4 œufs

30 g de sucre roux en poudre

100g de margarine sans lactose, sans gluten / ou du beurre pour celles et ceux qui peuvent

200g de bananes mixées + quelques rondelles

100g de pépites de chocolat

2 cuillères à soupe de fécule de maïs

100g de poudre d’amande

1 sachet de levure sans gluten

 

Déroulement :

  1. Séparez les jaunes des blancs des 4 œufs.
  2. Ensuite, préparez et pesez les autres ingrédients à l’avance. Vous gagnerez du temps et de la place sur votre plan de travail.
  3. Aux 4 jaunes d’œufs, ajoutez les 30g de sucre et fouettez jusqu’à obtenir une mousse blanchâtre. N’hésitez pas à utiliser le batteur électrique ! Vous économisez ainsi vos poignets, coudes et épaules !
  4. Faites ramollir la matière grasse (margarine ou beurre) au four micro-onde ou à la casserole puis vous les ajoutez au mélange sucre-jaunes d’œufs. Mélangez.
  5. Coupez les bananes en petits morceaux puis mixez-les.
  6. Ajoutez-les au mélange sucre-jaunes d’œufs-matière grasse. Mélangez.
  7. Ajoutez les 2 cuillères à soupe de fécule de maïs. Mélangez.
  8. Ajoutez les 100g de poudre d’amande au mélange précédent et mélangez.
  9. Prenez votre batteur électrique et battez les 4 blancs d’œufs en neige bien fermes.
  10. Ajoutez ces blancs en neige au mélange principal.  Bien mélangez.
  11. Ajoutez enfin les 100g de pépites de chocolat et mélangez.

Allumez votre four à 200°C.

Chemisez un plat avec du papier cuisson.

-> Chemiser ? C’est-à-dire habillez votre plat d’une feuille de papier cuisson pour pouvoir retirer le gâteau sans qu’il ne colle au plat et sans ajouter de matière grasse ! Pensez à faire dépasser le papier cuisson sur les bords ! Mon astuce : Je fais tenir le papier cuisson avec des pinces à linge tant que la pâte à gâteau n’est pas dedans pour que la feuille tienne bien droite et que la pâte n’aille pas en-dessous de la feuille !

Mettez une première fine couche de pâte. Déposez ensuite vos rondelles de bananes restantes. Elles ne doivent pas être trop épaisses ni trop fines…

Vous pouvez ensuite ajoutez le reste de la pâte de votre gâteau !

Quand le four atteint 200°C, enfournez alors votre plat pour une vingtaine de minutes. Si votre gâteau est assez épais, il faudra un temps de cuisson supérieur. Pensez alors à piquer votre gâteau avec un couteau avant d’éteindre votre four, vous saurez ainsi s’il est cuit ou non !

-> Il reste de la pâte sur la lame : il n’est pas cuit

-> Il ne reste pas de pâte sur la lame : il est cuit !

-> Si le dessus de votre gâteau est bien doré mais que l’intérieur n’a pas fini sa cuisson, couvrez votre gâteau d’une feuille de papier cuisson pour éviter qu’il ne crame !

Je vous souhaite un très bon appétit en ce jour de mariage !

Claire

29 août 2014

Miss Banane en habit de mousse

vendredi 29 août 2014

Bonjour,

Le défilé de Miss Banane se poursuit donc aujourd’hui comme promis !

Petit rappel du texte  de la fois dernière…

 

« Quand ta peau jaun’ s’étale

Comm’ un soleil d’été

Et que ta bell’  couleur

Ressemble aux champs de blé

 

Quand la margarin’ et le lait

Desin’ sur tes rondell’

Un petit caramel,

Une belle douce crèm’

 

Que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime

Que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime

 

Quand ta chair se fait douce

Quand ta peau se fait dure

Quand les œufs dans tes yeux

D’un seul coup ne font qu’un

 

Quand ta crème voudrait bien

Quand les blancs d’œufs  n’osent pas

Quand le sucr’ et le jaun’ d’œuf

Ne veulent pas se mélanger

 

Je m’énerve Je m’énerve je m’énerve

Je m’énerve Je m’énerve Je m’énerve

 

Quand tu ne veux plus mousser

Et que tu restes liquide

Et malgré toutes nos ruses

Tu brises mes espoirs

 

Quand ta première bouchée

Se finit par un soupir

Quand c’est moi qui dis non

Quand c’est toi qui dis oui…

 

Que je cherche, que je cherche, que je cherche,

Que je cherche, que je cherche, que je cherche….

(Une solution)

 

Quand ta bonn’ chair en bouche

Toute  légère cett’ mousse

Ne sait pas, ne sait plus

S’il doit me faire fondre

 

Quand on t’a dégustée,

Comme d’autres mangent du congelé

Quand c’est moi l’ cuisinier

Qui ruse et n’ te perds pas

 

Que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime

Que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime »

 

Voilà, c’était ma petite dédicace à Miss Banane, ma compagne de cet été.  Je vous confie désormais ma recette de la mousse à la banane, un vrai délice pour les petits et grands et même très grands (pratique pour ceux qui n’ont plus de dents par exemple ou ceuxcomme moi qui ont des soucis de mastication !).

 

La mousse à la banane

Ingrédients :

3 bananes

4 œufs

2 cuillères à café de sucre glace

25 g de sucre roux en poudre

Du chocolat noir en poudre

banane mousse

 

Déroulement :

  1.  Commencez par préparer vos bananes. Pour cela, il faut les éplucher puis les couper en grosses rondelles.
  2. Ensuite, vous pouvez les mixer. Celles et ceux qui ont un blender peuvent l’utiliser. Sinon, il y a aussi le mixeur que l’on utilise pour la soupe ou pour enlever les grumeaux de la pâte à crêpes par exemple !  Mixer les bien afin qu’il y ait le moins possible de morceaux.
  3. Pesez le sucre roux et versez-le dans une grande casserole que vous posez dès à présent sur le petit feu (encore éteint) de votre gazinière). C’est en prévision de ne pas porter la casserole une fois qu’elle sera pleine !
  4. Prenez un saladier. Vous allez pouvoir séparer les blancs des jaunes des 4 œufs. Les jaunes d’œufs vont dans la casserole et les blancs d’œufs dans le saladier.
  5. Mettez de côté le saladier. Nous nous en occuperons dans peu de temps.
  6. La gazinière doit être toujours éteinte ! Maintenant, il va falloir mélanger les jaunes et le sucre de manière à obtenir un mélange mousseux plus clair. Deux solutions : Les plus courageux et celles et ceux qui ont le moins mal aux poignets/ coudes et épaules vont pouvoir utiliser un fouet manuel alors que les autres peuvent utiliser un batteur électrique (celui que l’on utilise pour monter les blancs en neige).  
  7. Le mélange devient un peu mousseux et s’éclaircit ? Super ! Alors, allumez votre plus petit feu de la gazinière et mettez-le au minimum. Faites cuire votre mélange environ 5 minutes en remuant bien avec une cuillère en bois.
  8. 5 minutes plus tard : Vous allez enfin pouvoir ajouter les bananes mixées et le chocolat en poudre ! Concernant la quantité de chocolat : je vous conseille d’ajouter une cuillère à la fois, puis de mélanger et de gouter et enfin d’en ajouter une autre si besoin. Les goûts sont personnels, voilà pourquoi je n’ai pas indiqué de dosage. Me concernant, je n’ai mis qu’une bonne cuillère à café de chocolat en poudre – Chocolat en poudre 100% cacao -.
  9. Mélangez bien le tout avec une Maryse souple.  Reprenez votre cuillère en bois et remuez régulièrement. La cuisson dure une petite dizaine de minutes : jusqu’à épaississement du mélange.
  10. Pendant ce temps, sans vous éloigner de la casserole pour pouvoir surveiller la cuisson, vous battez les blancs en neige. Vous commencez par la petite vitesse de votre batteur. Une fois que les blancs commencent à monter, vous pouvez alors passer à la seconde vitesse. C’est aussi à ce moment-là que vous pouvez commencer à ajouter les 2 cuillères à café de sucre glace.
  11. Une dizaine de minutes plus tard : Une fois que le mélange bananes mixées/ jaunes d’œufs et sucre a bien épaissi, vous éteignez le gaz.
  12. Puis vous ajoutez les blancs d’œufs petit à petit en mélangeant avec la Maryse.
  13. Une fois ce mélange fait, vous allumez de nouveau le petit feu au minimum pour environ 2 minutes. Remuez tout le temps doucement et avec la Maryse ! Les blancs d’œufs sont fragiles !!
  14. 2 minutes plus tard : Eteignez la gazinière. Munissez-vous de ramequins, coupes… bref de contenants pour y mettre votre mousse. Puis mettez votre mousse au frigo !

Il lui faut environ 2 heures de repos je pense.

 

Tout comme la crème à la banane, vous pouvez la parfumer aussi au miel, à la vanille –en utilisant une gousse ou de l’arôme liquide- et sûrement d’autres idées en utilisant les arômes ou peut-être les sirops concentrés. Je n’ai pas essayé donc je ne saurai vous dire. 

J’espère que vous vous régalerez avec cette mousse à la banane !

Très bon appétit à vous et j’espère à bientôt !

Claire

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